Irish Food Trip

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De retour d’un road trip dans l’ouest de l’Irlande où, à mon grand étonnement, j’ai plus que bien mangé. Je ne m’étais jamais dit que les Irlandais, avec leur réputation de gros buveurs qui se vautrent de bar en bar — là-bas, on appelle ça le pub crawling — pouvaient boustifailler comme il se doit. J’avais tout faux. Qualité des produits, art de la présentation, variété des textures et des saveurs, tout y est ! Je vais avoir du mal me réhabituer aux bars parisiens, aux serveurs pas sympas, aux portions minuscules et aux mauvaises pintes de bière à plus de 8 euros ! Bon, ceci mis à part, je suis tout de même contente de retrouver vins, fruits et légumes, certainement pas le point fort des Irish people. En revanche, ils cartonnent pour :

  • Le beurre. Moi qui ne jurais que par le sacro-saint beurre breton, je lui ai découvert un rival. Le beurre irlandais ne contient pas plus de 16% d’eau, est légèrement salé mais sans cristaux de sel. Petite originalité, les Irlandais ne conservent pas leur beurre au frigo, mais sur la table du petit-déjeuner ou dans un placard. Un peu perplexe, j’ai vite compris les vertus de cette pratique. Le beurre s’étale tout seul, sans forcer, un vrai bonheur. La plaquette d’or, alias le beurre, est une telle institution dans le pays qu’elle a même son musée, le Butter Museum à Cork. C’est rétro à souhait, mais on apprend plein de choses fascinantes. Saviez-vous par exemple que les Irlandais, en des temps reculés, plaçaient la main d’un mort (de préférence un condamné) sous la cuve avant de travailler la crème ? Ils croyaient aussi que si le beurre ne prenait pas, c’était la faute aux fées…
  • Les scones. Pas tout à fait Irish, je vous l’accorde, mais le secret des scones, selon moi, c’est le bon beurre. Ceci explique sans doute cela. Les Irlandais ont donc des scones à se rouler par terre. Je crois que je suis en train de développer une addiction.
  • Toujours dans la case petit-déj’, mentionnons le roboratif Full Irish Brekfast composé d’œufs, saucisses, bacon, crispy black and white pudding (une variation de nos boudins noirs et blancs), haricots à la sauce tomate, frites (vous avez bien lu) et toast généreusement beurrés. De quoi caler les estomacs pour la journée.
  • Le sea food chowder. THE découverte de mon séjour. Il s’agit d’une sorte de soupe légère et crémeuse dans laquelle baignent de frais fruits de mers — moules, coquillages, morceaux de poissons. Je vais fureter sur Internet pour me le refaire at home. Bon, ce ne sera peut-être pas aussi goûtu que là-bas, le pays étant baigné de toutes parts par l’océan, mais cela m’aidera à patienter jusqu’à la prochaine fois.
  • L’agneau. Ce n’est pas une image d’Épinal, la verte Irlande est colonisée par les moutons, qui produisent de la laine, certes, mais aussi une viande très très goûteuse. J’ai beaucoup aimé la variation du restaurant The Lime Tree à Kenmare, dans le Ring of Kerry — d’une part une côtelette juteuse, de l’autre, une mini Sheperd’s pie, littéralement « la tarte du berger ».
  • Le Fish & Chips. Avec du poisson frais et des frites maison, ça n’a plus rien à voir avec les horreurs qu’on nous faisait engloutir à la cantoche. On peut le commander au restaurant, of course, mais rien ne vaudra jamais un vrai fish & chips emballé dans un sac en papier, mangé debout au comptoir ou sur un banc non loin du port, en écoutant le bruit des mouettes et en se graissant bien les doigts.
  • Les vrais burgers. Paris s’est mis aux burgers. Enfin, soit disant. Parce qu’à chaque fois, je sors en larmes ou presque de ces « institutions » vantardes qui se la jouent bobo-gourmet. Le bon burger — tel que je le conçois après un an passé outre Atlantique, plusieurs dîners chez Byron à Londres et cette escapade irlandaise — se compose d’un bun fait maison, d’un steak d’une belle épaisseur, cuit selon son goût, d’une sauce parfumée qui n’écrase pas la saveur de la viande, d’un vrai bon fromage fondu. Les tarées comme moi ajoutent en plus de belles tranches de bacon. Allez donc faire un tour chez PF McCarthy’s, un simple pub sans prétention, pour comprendre de quoi je parle.
  • Le brown bread. Ce n’est pas du pain noir allemand, pas du pain de campagne non plus. Sa mie dense et épaisse est légèrement sucrée et se marie au poil avec le fromage, le beurre et la confiture. Les Irlandais le servent à toutes les sauces, du petit-déj’ au dîner, avec une petite soupe ou en guise de préliminaire… avant un vrai festin gastronomique. C’est très bon nature, mais aussi grillé au four d’un seul côté.
  • La bonne cuisine de pub. Le pub, c’est de notoriété publique, est une institution dans le pays. On y boit, bien sûr, des bières mais aussi des sodas, du thé et quelques vins pas si mauvais. On peut toujours acheter un paquet de chips aux oignons pour l’apéro, mais certains pubs proposent aussi de vrais repas. Alors bien sûr, ce n’est pas toujours sensas, mais dans de nombreux cas, j’ai été plus qu’impressionné par la qualité de leur cuisine. Mention spéciale pour cette micro-brasserie de Cork, The Franciscan Well Brewery, ses multiples bières, surtout des stouts, et leurs pizzas cuites dans de vrais fours en bois !

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